Bombardier se fait imposer des droits compensateurs sur la CSeries

Bombardier et ses employés s'y attendaient...

Le département américain du commerce, en décision préliminaire, suggère des droits compensateurs de 219,63% sur les appareils de la série C vendus au transporteur américain Delta Airlines.

Washington donne ainsi raison à l'entreprise américaine Boeing, qui a déposé la plainte, alléguant que Bombardier a profité de subventions lui permettant de vendre ses avions à un prix «dérisoire».

Boeing fait référence à l'investissement d'un milliard de dollars américains du gouvernement du Québec, et au prêt de 400 millions d'Ottawa.

La décision finale sera rendue en décembre. Les droits seront payables lors de la livraison des premiers appareils, en 2018.

Le gouvernement Couillard a vivement dénoncé cette décision.

« Nous considérons que la plainte de Boeing est sans fondement et la décision d'aujourd'hui est abusive et insensée. C'est dans cet esprit que nous ne ménagerons aucun effort pour défendre les intérêts de travailleurs de l'industrie aérospatiale québécoise, en collaboration avec le gouvernement fédéral. La participation du gouvernement du Québec dans le projet de la C Series s'est faite dans le respect des règles internationales du commerce, tout comme l'ensemble des interventions gouvernementales touchant au secteur aérospatial québécois.» -Dominique Anglade, ministre québécoise de l'Économie

Avant que la décision soit rendue, le premier ministre, Justin Trudeau, a rappelé son intention de renoncer à Boeing pour l'achat des avions Super Hornet si les États-Unis lui donnaient raison.

UNE DURE JOURNÉE POUR BOMBARDIER

Cette nouvelle tombe alors que l'offre de Bombardier de fusionner ses activités ferroviaires avec l'Allemande Siemens a été refusée.

Siemens a finalement choisi la Française Alstom pour s'unir face à la concurrence grandissante de la Chine sur le marché ferroviaire européen.